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Quelles sont les nouvelles règles pour le passage du permis en 2024 ?

Par Maxime
6 minutes

Passer le permis de conduire en 2024 : ce qui change vraiment


En 2024, l’accès au permis de conduire évolue sensiblement pour s’adapter aux enjeux de sécurité routière, d’inclusion sociale et aux nouvelles attentes des candidats. Si certains points marquent une rupture avec les années précédentes, d’autres actualisent des dispositifs testés ou annoncés ces derniers mois. Voici un tour d’horizon complet, analytique et pratique, des nouvelles règles pour décrocher le fameux « papier rose » cette année.


Âge d’accès abaissé : priorité à l’intégration des jeunes


La mesure avait été annoncée par le gouvernement à la mi-2023 et entre véritablement en application en 2024 : l’âge minimum pour l’obtention du permis B (permis voiture) est désormais fixé à 17 ans révolus au lieu de 18 ans. Ce changement concerne :


  • Tous les jeunes ayant suivi un apprentissage anticipé de la conduite (AAC/"conduite accompagnée"), qui peuvent se présenter à l’examen dès leur 17e anniversaire
  • Tous les autres candidats, en filière traditionnelle ou en auto-école classique, qui peuvent aussi passer l’examen et conduire seuls à l’âge de 17 ans

Objectif affiché : faciliter l’insertion des jeunes dans la vie active, notamment en zones rurales, et offrir plus tôt un accès à la mobilité, souvent indispensable pour travailler ou suivre une formation.


Examens : évolutions majeures dans le déroulé


En 2024, la structure de l’examen du permis de conduire conserve ses deux volets fondamentaux (le code et l’épreuve de conduite), mais quelques nouveautés significatives viennent renforcer leur efficacité et leur adaptation aux réalités du terrain.


Code de la route : des QCM modernisés et ouverts à l’auto-évaluation


L’épreuve théorique générale (« le code ») reste un QCM de 40 questions, dont il faut valider au moins 35 bonnes réponses pour réussir. Cependant, les nouveautés à retenir en 2024 :


  • Mise à jour du référentiel pédagogique : davantage de questions sur l’écoconduite, la mobilité durable (véhicules électriques, trottinettes en ville, etc.), et la perception des risques liés aux distractions numériques (téléphones, GPS, etc.)
  • Renforcement du volet « assistance à la conduite » pour mieux comprendre les nouveaux équipements (régulateurs, aides au freinage, maintien dans la voie)
  • Déploiement plus large du simulateur d’examen du code en ligne pour permettre des auto-évaluations à domicile, souvent accessibles gratuitement via les plateformes des auto-écoles ou d’organismes partenaires

Conduite : de nouveaux scénarios et évaluations plus individuelles


La partie pratique de l’examen, toujours d’une durée de 32 minutes pour la filière B, introduit désormais :


  • Plus de scénarios en zone périurbaine et sur les nouvelles infrastructures (ronds-points complexes, voies partagées avec vélos, voies dédiées aux bus et taxi)
  • Questions orales désormais orientées vers la sécurité routière et les bons réflexes (vérifications sur les véhicules électriques/hybrides, compréhension des derniers panneaux, gestuelle autour du véhicule…)
  • Correction et restitution plus détaillées en fin d’épreuve, pour mieux accompagner les candidats dans leur progression, réussite ou échec

Mise en place du « permis à 1 euro par jour » renforcé


Le dispositif historique du « permis à 1 euro par jour » évolue pour soutenir le pouvoir d’achat des jeunes et des familles. En 2024 :


  • Le plafond du prêt passe à 1600 € pour la filière traditionnelle et 2000 € pour l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC)
  • Les organismes partenaires se sont multipliés, avec un accès élargi même chez certaines banques en ligne et réseaux associatifs
  • Une gestion numérique simplifiée permet d’obtenir plus facilement un accord de prêt et de suivre en temps réel le remboursement

Bénéfice concret : de plus en plus de jeunes y accèdent, sans avance de frais trop importante, pour financer tout ou partie de leur formation.


Des démarches administratives 100% numériques


Dès 2024, toutes les étapes administratives liées au passage du permis se dématérialisent :


  • Inscription à l’examen (code ou conduite) via le portail officiel permisdeconduire.ants.gouv.fr
  • Obtention du numéro NEPH, suivi de l’avancement du dossier et prise de rendez-vous en ligne
  • Réception du permis définitif – ou provisoire en cas de réussite – sous forme d’attestation numérique à présenter sur smartphone en l’attente de la carte sécurisée
  • Points de contact physiques réservés aux cas particuliers (seuls les candidats sans accès Internet ou sous protection judiciaire peuvent encore effectuer les démarches « papier » en préfecture)

À noter : cette transition s’accompagne d’une meilleure accessibilité des ressources (FAQ détaillée, tutoriels vidéo, attestations téléchargeables), visant à simplifier la vie des candidats et à réduire les délais d’instruction des dossiers.


Filières alternatives élargies : boîte automatique, conduite supervisée et permis sur simulateur


Les candidats disposent aujourd’hui de différents parcours pour s’adapter à leur profil et à leur agenda.


  • Permis B « boîte automatique » : toujours accessible en 13 heures de conduite minimum (au lieu de 20), son succès ne se dément pas avec la généralisation des voitures électriques et hybrides. La passerelle vers la boîte manuelle, en 7 heures de formation, est toujours active et simplifiée en 2024.
  • Conduite supervisée : dès 18 ans, possibilité de poursuivre l’apprentissage avec un accompagnateur, tout en accélérant l’expérience réelle avant la présentation à l’examen
  • Plus d’auto-écoles investissent dans les simulateurs de conduite, permettant des heures de formation et d’autoévaluation en dehors de la circulation réelle, un outil plébiscité pour réduire les coûts et gagner en assurance

Handicap et inclusion : égalité d’accès renforcée


2024 marque une étape supplémentaire dans l’accompagnement des candidats en situation de handicap :


  • Épreuves mieux individualisées : aménagements horaires, aide matérielle, véhicules adaptés de série présents dans la plupart des départements
  • Des sessions spécifiques du code et de la conduite sont prévues dans certaines zones, pour limiter l’attente et faciliter la personnalisation des parcours
  • Appui de plateformes spécialisées et soutien administratif renforcé pour l’inscription

Le Ministère de l’Intérieur vise ainsi la réduction de la fracture sociale et l’accès universel à la mobilité.


Renforcement des obligations pour la sécurité routière


La sécurité demeure au cœur des priorités pour l’année 2024 :


  • Accent mis sur les gestes de premiers secours : le programme impose désormais une attestation de sensibilisation plus poussée, et la question d’une intégration d’un module court au moment de la formation pratique est à l’étude dans plusieurs départements pilotes
  • Pour les nouveaux titulaires, le permis probatoire reste fixé à 3 ans (2 ans en conduite accompagnée), et toute infraction grave fait l’objet d’un suivi dématérialisé et de notifications renforcées (mail, SMS)
  • Mise en place de rappels automatiques pour les jeunes conducteurs à six mois et un an, axés sur les progrès à maintenir et les risques à éviter

Délais et accès à l’examen : mieux régulés


En réponse à l’engorgement de certaines zones et à la multiplication des candidats, plusieurs mesures ont été prises en 2024 :


  • Extension des plages horaires d’examen, avec des sessions tôt le matin, tard le soir, et parfois le samedi
  • Renforcement du recours à de nouveaux examinateurs : recrutement et mobilisation accrue de professionnels pour examiner plus d’élèves chaque semaine
  • Meilleure transparence sur les dates prévues via le portail officiel, permettant aux candidats et aux auto-écoles de planifier au plus tôt les passages

Conséquence : dans la majorité des régions, le délai moyen entre la fin de la formation et la date d’examen s’est nettement réduit, favorisant la fluidité d’accès au permis.


Conseils pratiques pour réussir son permis en 2024


  1. Anticipez au maximum vos démarches : commencez dès 16 ans la conduite accompagnée si possible, ou réservez votre place en auto-école dès votre majorité.

  2. Usez des outils numériques : validez vos acquis sur les applications d’entrainement officielles ou gratuites, et suivez vos progrès via les simulateurs en ligne.

  3. Privilégiez la régularité dans vos leçons : mieux vaut une séance toutes les semaines qu’un gros bloc occasionnel, pour un apprentissage progressif et durable.

  4. Demandez à bénéficier des nouvelles modalités si besoin : conduite boîte auto, simulateur, code adapté, etc.

  5. Projetez-vous dans vos usages quotidiens : le permis s’obtient pour durer. Prévoyez suffisamment d’heures de conduite en situation réelle (ville, campagne, pluie, nuit…).


En résumé : un permis plus accessible, moderne et sécurisé


En 2024, la réforme profonde du permis de conduire vise à conjuguer accessibilité précoce pour les jeunes, meilleure inclusion pour tous les profils, et renforcement de la sécurité routière. Grâce à la numérisation des démarches, aux formations diversifiées et aux dispositifs d’accompagnement renforcés, chaque candidat peut trouver le parcours adapté à ses besoins et à sa situation. Les nouvelles générations de conducteurs s’annoncent plus préparées, responsables et connectées – dans tous les sens du terme.

Au final, pour toute question ou besoin supplémentaire d’accompagnement, les auto-écoles agréées, plateformes en ligne et sites institutionnels (ANTS, Sécurité Routière) demeurent les ressources de confiance. La route de l’autonomie s’ouvre plus largement en 2024, pour une mobilité au service de chacun.

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